Copilot veut éclairer les retours sur les agents. La nouvelle fonction reste en préversion
Insights Agent V2 synthétise les retours sur les agents dans Copilot. Cette préversion Frontier dépend de l’accès et du partage autorisé par l’administrateur.
Savoir qu’un agent est utilisé ne dit pas encore ce que les utilisateurs en pensent. Microsoft présente le 22 octobre 2026 une nouvelle fonction d’Insights Agent dans Copilot Chat. Elle permet d’interroger les évaluations et les commentaires transmis sur un agent. Cette expérience appartient à Insights Agent V2 dans le programme Frontier. Il s’agit d’une préversion et non d’une disponibilité générale.
Faire remonter le contexte derrière un avis
L’annonce originale de Microsoft distingue les appréciations positives ou négatives et les commentaires rédigés. Les premières donnent un signal. Les seconds peuvent expliquer une réponse confuse ou un besoin mal couvert. Le propriétaire d’un agent peut demander les commentaires récents et le nombre d’évaluations sur une période donnée. Il peut aussi solliciter une synthèse des thèmes récurrents.
Le périmètre reste celui des retours envoyés par les utilisateurs. Un résumé ne représente donc pas forcément l’opinion de toutes les personnes ayant utilisé l’agent. Microsoft recommande de relire les commentaires originaux avant de décider d’une modification. La synthèse produite par l’IA sert de point de départ. Elle ne remplace pas les éléments sur lesquels elle s’appuie.
Le partage dépend d’un réglage de l’administrateur
La documentation des paramètres d’agents décrit trois possibilités. L’administrateur peut autoriser le partage pour tous les agents ou seulement pour une sélection. Il peut aussi le désactiver pour tous. Le réglage se trouve dans le centre d’administration Microsoft 365 sous Agents puis Settings et Agent feedback sharing.
Ce paramètre porte sur la transmission des retours aux développeurs. Il ne décide pas si les utilisateurs peuvent attribuer une note. Il ne change pas non plus les données auxquelles un agent peut accéder. Le partage des évaluations et les permissions de l’agent sont donc deux mécanismes distincts. Autoriser le premier ne crée pas un nouvel accès aux fichiers de l’organisation.
La préversion V2 garde ses propres conditions d’accès
L’annonce demande un accès à Frontier et le partage activé pour un agent dont on est propriétaire. Le guide du programme Frontier précise que l’administrateur choisit les utilisateurs admis. Les fonctions Copilot nécessitent une licence qui donne accès à Copilot. L’inscription générale à Frontier ne suffit donc pas à ouvrir automatiquement cette expérience à tout le personnel.
Une préversion peut évoluer avant sa disponibilité générale. Les contrôles d’accès aux agents continuent aussi de s’appliquer. L’article de lancement invite à rechercher précisément Insights Agent V2 avec la mention Frontier dans le sélecteur d’agents. Il faut garder cette version distincte de l’agent d’analyse d’usage déjà documenté auparavant.
Les chiffres d’adoption apportent un autre éclairage
Le guide existant d’Insights Agent décrit les questions sur l’activité des agents accessibles dans l’organisation. Il demande une licence Microsoft 365 Copilot et des données d’usage suffisantes. Certains indicateurs nécessitent une période antérieure pour calculer une évolution. Un agent tout juste déployé peut donc produire des résultats partiels.
Les réponses peuvent présenter les utilisateurs actifs quotidiens ou hebdomadaires ainsi que les actifs mensuels. Elles précisent la période et les nombres sous-jacents. Une comparaison entre deux agents aide à observer leur adoption. Elle ne prouve pas qu’un outil réalise mieux le travail. Les usages peuvent varier avec le public visé et les tâches disponibles.
Microsoft signale aussi que certains rapports de rétention sont des ratios entre fenêtres agrégées. Ils ne suivent pas nécessairement une même cohorte de personnes dans le temps. Cette nuance évite de lire un indicateur comme une preuve de fidélité individuelle. Plus largement, une hausse d’activité ne démontre pas à elle seule un gain de temps ou une valeur économique.
Lire l’usage et l’expérience ensemble
L’intérêt de la nouvelle fonction vient du rapprochement entre les nombres et ce que les utilisateurs choisissent de raconter. Ça peut aider à comprendre un problème précis sans transformer une note en verdict universel. Notre article sur le déploiement de ChatGPT Work chez Uber soulève une question voisine. L’ampleur d’un accès et les résultats réellement obtenus restent deux étapes différentes de l’adoption.