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AI Act en octobre 2026. Les reports ne suspendent pas toutes les règles

Le relevé du 6 octobre remet les échéances à leur place. Le report du haut risque ne constitue pas un délai général pour tous les usages.

Logo officiel de la Commission européenne centré dans une composition originale bandes-serigraphie-cobalt-indigo-ocre-ivoire sans titre ajouté.

L’AI Act ne possède pas une seule date d’application valable pour tous les usages. Le décryptage publié par ActuIA le 6 octobre 2026 rappelle les échéances après l’omnibus européen. Le texte modificatif a été publié le 24 juillet puis est entré en vigueur le 27 juillet 2026. Les reports du haut risque ne suspendent pas l’ensemble du règlement. Voici les distinctions à conserver pour comprendre le calendrier au 12 octobre.

Distinguer le rôle et la fonction du système

Un fournisseur met un système sur le marché sous son nom. Un déployeur l’utilise sous son autorité dans un cadre professionnel. Ces rôles ne correspondent pas forcément à deux entreprises différentes. Une organisation peut utiliser un assistant acheté et développer parallèlement son propre service. Le texte consolidé officiel doit donc se lire en fonction de chaque activité.

La catégorie de risque dépend aussi de la finalité. Un outil qui reformule une annonce ne se confond pas avec un système destiné à évaluer des candidats. Certains usages en matière d’emploi figurent dans l’annexe III. Ça ne rend pas automatiquement tout assistant utilisé par un service RH à haut risque. Examiner la fonction réellement prévue évite de choisir une date uniquement à partir du nom du service.

Plusieurs obligations s’appliquent déjà

L’article 113 prévoit l’application des chapitres sur les dispositions générales et les pratiques interdites depuis le 2 février 2025. L’article 4 sur la maîtrise de l’IA appartient à ce premier ensemble. Sa rédaction a été modifiée en juillet 2026. Les mesures d’accompagnement ne disparaissent donc pas du fait des reports ultérieurs.

Les obligations concernant les fournisseurs de modèles à usage général s’appliquent depuis le 2 août 2025. Une transition distincte couvre ceux mis sur le marché avant cette date. L’article 111 leur donne jusqu’au 2 août 2027 pour prendre les mesures nécessaires. Cette règle concerne les fournisseurs des modèles visés. Elle ne constitue pas un délai général accordé à tous leurs clients.

La transparence possède sa propre transition

Les obligations de transparence de l’article 50 s’appliquent depuis le 2 août 2026. Le règlement modificatif 2026/1744 ajoute une disposition ciblée. Les fournisseurs de systèmes génératifs commercialisés avant le 2 août 2026 ont jusqu’au 2 décembre 2026 pour se conformer au marquage lisible par machine prévu au paragraphe 2. Ce délai ne reporte pas tout l’article 50. Il ne dispense pas automatiquement un diffuseur de signaler un hypertrucage.

Logo officiel de la Commission européenne sur une composition bandes-serigraphie-cobalt-indigo-ocre-ivoire. Texte PLUSIEURS RÈGLES. PLUSIEURS DATES.
Illustration originale. Logo institutionnel officiel et texte composé avec la police Chakra Petch du site.

Les reports concernent les exigences du haut risque

Les sections 1 à 3 du chapitre III s’appliqueront le 2 décembre 2027 aux systèmes à haut risque relevant de l’annexe III. Elles s’appliqueront le 2 août 2028 à ceux relevant de l’annexe I. Cette seconde famille concerne l’articulation avec des produits régis par des textes sectoriels. Le calendrier distingue donc les usages listés dans l’annexe III des produits concernés par l’annexe I.

Ces échéances nécessitent aussi de regarder les dispositions transitoires. Pour certains systèmes déjà commercialisés ou mis en service avant leur date d’application, l’article 111 tient compte des modifications importantes de conception. Le texte prévoit également un cas particulier pour les systèmes destinés aux autorités publiques. Une date isolée dans un tableau ne suffit pas à résoudre ces situations. Il faut relier l’échéance au système et à son historique.

Un report ne constitue pas une autorisation générale

La page officielle sur le contrôle de l’AI Act confirme cette application progressive. Elle distingue les compétences du Bureau européen de l’IA de celles des autorités nationales. Elle n’associe pas chaque échéance à un contrôle identique pour tous les acteurs. Cet article ne présente pas le projet français de désignation des autorités comme une loi définitivement adoptée.

Les autres règles doivent aussi être examinées séparément. Une organisation ne peut pas déduire d’un report du haut risque que ses traitements de données personnelles deviennent libres. L’AI Act conserve cette articulation avec la protection des données. De même, le calendrier européen ne remplace pas à lui seul l’analyse des obligations applicables au travail. Lire plusieurs cadres ne revient pas à additionner des dates au hasard. Il faut d’abord identifier ce que chaque texte encadre.

La conclusion pratique tient à cette précision. Fournisseur de modèle et utilisateur professionnel ne portent pas les mêmes obligations. Marquage technique et signalement visible ne partagent pas toutes leurs transitions. Un relevé utile conserve ces différences au lieu de retenir seulement l’échéance la plus lointaine.

Pour voir un exemple concret de transparence des textes générés, lisez notre analyse de l’approche TextGrain annoncée par OpenAI.

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