Après Parcoursup, le gouvernement envisage une aide à l’orientation par IA
L’outil figure parmi les pistes du futur système annoncé pour 2028. Son fonctionnement et son éventuel rôle dans les décisions ne sont pas définis.
Le futur de Parcoursup pourrait comprendre une aide à l’orientation utilisant l’intelligence artificielle. Le gouvernement l’a évoquée dans son communiqué du 26 octobre. L’outil figure parmi les pistes pour le système annoncé en 2028. Le texte décrit une aide aux choix des lycéens. Il ne présente pas une IA déjà chargée de décider des admissions.
Une proposition dans une réforme en deux temps
Le calendrier gouvernemental prévoit d’abord une évolution de la campagne 2027. Les critères d’examen des vœux doivent devenir plus compréhensibles. Le programme annonce aussi une explication des refus et un accompagnement à l’orientation dès la seconde. Le remplacement du système est ensuite prévu pour la campagne 2028. Les deux étapes ne correspondent donc pas au déploiement immédiat d’un nouvel assistant.
Un comité de réforme réunissant notamment des lycéens et des enseignants doit construire le futur dispositif. Ses premières recommandations sont attendues d’ici à la fin novembre. Un débat parlementaire est également annoncé. Le gouvernement indique qu’un texte spécifique suivra si les évolutions retenues nécessitent de modifier la loi. L’annonce fixe ainsi une direction et un calendrier de travail. Elle ne fournit pas encore les règles définitives du futur système.
L’IA envisagée doit s’appuyer sur les campagnes précédentes
Le ministère décrit un outil utilisant les résultats des campagnes antérieures pour aider chaque lycéen à faire des choix cohérents avec son parcours et ses envies. Cette formulation porte sur l’orientation. Elle ne précise ni l’éditeur retenu ni la méthode utilisée. Elle ne permet pas non plus de déterminer s’il s’agira d’un assistant conversationnel ou d’un autre type de système de recommandation.
Une suggestion ne décrit pas à elle seule les chances d’un candidat
Les résultats passés donnent un point de comparaison. Ils ne racontent pas toute la situation d’un élève ni toutes les possibilités qu’il pourrait explorer. L’intérêt d’une recommandation dépendra de ce qu’elle explique et de ce qu’elle permet de questionner. Les critères utilisés et la manière de présenter plusieurs parcours seront donc des éléments importants à examiner quand le dispositif sera décrit.
L’accompagnement existant reste un point de repère
La fiche officielle Avenir(s) et MonProjetSup, mise à jour le 7 avril 2026, présente déjà des outils de préparation au choix post-bac. MonProjetSup permet de renseigner son profil et ses centres d’intérêt. Ses suggestions personnalisées doivent nourrir la réflexion et le dialogue avec les professeurs. La page présente aussi la carte des formations et l’accès aux conseillers de l’Onisep.
Ces ressources existantes aident à distinguer deux besoins. Un élève peut chercher une information sur une formation. Il peut aussi avoir besoin d’échanger pour comprendre ce qui lui convient. Ajouter une recommandation automatisée ne répond pas de la même manière à ces deux besoins. Le communiqué ne précise pas encore comment le nouvel outil s’articulerait avec les services déjà proposés.
Ce que j’attends de cette piste
Je regarderai d’abord si l’outil aide à ouvrir des choix et à comprendre ses propositions. Ça suppose de laisser une place aux envies encore hésitantes et au dialogue. Notre article sur la place laissée à la première idée propose déjà ce point de repère. Pour l’instant, la nouveauté vérifiable est l’inscription de l’IA parmi les pistes de réforme. Les caractéristiques techniques du service et les décisions publiques qui l’encadreront restent à préciser pour les élèves et les équipes éducatives.