Conversations IA : Microsoft décrit le risque des extensions malveillantes
Microsoft rapporte le vol d’historiques ChatGPT et DeepSeek par une extension de navigateur. Les permissions de ces outils méritent un contrôle en entreprise.
Le Digital Defense Report 2026 de Microsoft décrit une extension de navigateur qui collectait des historiques de conversations ChatGPT et DeepSeek. Cet exemple remet le navigateur au centre de la protection des données professionnelles. La confiance accordée à un assistant ne couvre pas automatiquement les logiciels qui l’entourent.
Un incident observé en décembre 2025
Microsoft situe sa découverte en décembre 2025. L’éditeur rapporte plus de 600 000 installations et près de 10 000 organisations touchées avant la neutralisation de l’activité. Ce sont les chiffres de Microsoft. Ils décrivent un cas passé présenté dans son rapport 2026. Ils ne mesurent pas le nombre actuel de victimes.
Le risque concerne aussi les conversations déjà enregistrées
Microsoft souligne que ces historiques peuvent contenir du code ou des informations sur les clients et des identifiants divulgués. Le cas montre selon l’éditeur que les outils d’IA deviennent eux-mêmes des cibles. Nous n’avons pas réalisé d’expertise indépendante de cette extension. Nous ne disposons pas ici de son nom vérifié.
Une vérification à ajouter au choix de l’assistant
Notre analyse professionnelle porte sur le périmètre à contrôler. Une équipe peut avoir validé un service d’IA et ajouté ensuite un outil qui promet de classer ses échanges. Ce second logiciel mérite sa propre évaluation. La validation du premier ne démontre pas la fiabilité du second.
Examiner les permissions avant l’installation
Le responsable peut demander ce que l’extension lit sur les pages consultées. Il peut aussi vérifier qui la publie et quels transferts son fonctionnement prévoit. Une permission très large doit correspondre à un besoin identifié. Une description commerciale rassurante ne répond pas à ces questions.
Prévoir un circuit pour les demandes des salariés
Un circuit simple peut permettre à un salarié de proposer une extension avant de l’utiliser. La demande précise le besoin et les informations manipulées. L’équipe chargée de la sécurité décide ensuite des conditions d’usage. Une liste documentée des outils approuvés facilite les contrôles et les changements de poste.
Cette organisation n’apporte pas une garantie de sécurité absolue. Elle rend les décisions plus explicites. Les équipes doivent également savoir signaler un comportement suspect. Une formation pratique peut utiliser un cas fictif pour distinguer la promesse de l’outil des accès qu’il demande.
Le périmètre de confiance comprend aussi le navigateur
Notre analyse distingue le fournisseur de l’assistant et les logiciels qui peuvent lire la page affichée. Un outil ajouté pour faciliter le travail peut recevoir des permissions qui dépassent le besoin initial. Il faut donc examiner la chaîne complète d’accès aux conversations. Le choix d’un service connu ne donne pas une validation automatique à chaque extension installée autour de lui.
Relier les permissions aux informations réellement visibles
Une équipe peut inventorier les pages que l’extension est autorisée à consulter. Elle identifie les catégories d’informations présentes dans les conversations et les destinations de transfert prévues. Elle vérifie ensuite si le besoin métier justifie ces accès. Cette lecture rend les permissions compréhensibles pour la personne qui décide. Elle permet également de repérer les outils qui ne doivent pas être utilisés sur des échanges sensibles.
L’incident historique décrit par Microsoft devient ainsi un cas de gouvernance des outils auxiliaires. Le responsable doit pouvoir retrouver qui a installé un logiciel et comment le retirer du périmètre autorisé. Les utilisateurs doivent savoir où signaler une demande d’accès inhabituelle. Ces pratiques ne constituent pas une expertise de l’extension citée. Elles traduisent la question que le rapport pose sur l’environnement des usages d’IA.
Source et prolongement
Source primaire : section IA du rapport Microsoft 2026. Elle décrit le cas d’extension et les surfaces de risque des agents. La reprise dans la presse du 5 octobre a servi au repérage. Cet article ne présente pas l’incident de décembre 2025 comme une attaque nouvelle.
Pour examiner un autre risque lié aux accès, lisez notre article sur le LLM-jacking en entreprise.
David LACOUR aide les équipes à relier les usages de l’IA aux règles de leur organisation. Une formation peut intégrer la vérification des permissions et la gestion des données partagées avec les outils. Échangez sur votre projet.